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Comment sauver un oiseau blessé ?
Par 26 octobre , 2022 0 Commentaire

Comment sauver un oiseau blessé ?

Nous avons l'immense plaisir de vous présenter notre partenaire : le refuge SOS faune sauvage ! Nous avons choisi cette association et nous leur reversons 1% de notre chiffre d'affaire. Cette association prend en charge les oiseaux accidentés dans le but de les soigner puis de les relâcher dans leur environnement naturel ...


Q : Bonjour, je te laisse te présenter et nous expliquer en quoi consiste votre refuge ? :)

« Bonjour je m’appelle Aurélie et je suis la directrice du centre SOS FAUNE SAUVAGE depuis maintenant 12 ans. L’objectif du refuge est de prendre en charge les oiseaux sauvages accidentés. »


Q : Quelles sont les différentes espèces recueillies ?

Aurélie : « Toutes les espèces d'oiseaux sont recueillies, excepté les espèces dîtes susceptibles d’occasionner des dégâts (voir législation). On a des espèces très communes : Le rouge-gorge, la mésange, le choucas de tours et d’autres plus rares : l’aigle botté, le butor étoilé, le petit duc scops … »


Q : Quel est le type de blessure le plus rencontré sur les oiseaux et les conseils pour les éviter ?

Aurélie : « Malheureusement c’est assez difficile, la plupart des accidents sont des chocs véhicule la nuit ... Si vous croisez un animal sur la route, Les appels de phare l’éblouisse, la meilleure chose à faire reste de descendre puis de faire partir l’animal. »


Q : Que faire si on trouve un oiseau blessé ou mal en point ?

Aurélie : « Si vous êtes du Limousin il faut nous contacter. Sinon L'office français de la biodiversité (OFB) qui a les numéros de téléphones des centres saura vous rediriger. »


Q : D’où provient l’argent qui aide à financer les soins, la nourriture… ?

Aurélie : « L’argent provient à 90% des dons des particuliers ! Sans leur soutien nous ne pourrions tout simplement pas exister… »


Q : Comment pouvons-nous vous aider ?

Aurélie : « Par des dons classiques : pour financer les factures vétérinaires, acheter la nourriture et le matériel de soin ... Ou des des dons matériels : une liste est proposée sur le site sosfaunesauvage.fr »

Pour chaque commande sur notre e-shop, 1% est reversé pour soutenir les actions engagées de cette association.


Q : Quels sont les premiers gestes de secours à apporter un oiseau blessé ?

Aurélie : « Il faut le mettre dans une caisse de transport pour chat ou dans un petit carton, un tissu au fond pour éviter tout glissement, et surtout dans une pièce au calme à température ambiante, en cette chaleur tu ne le laisse pas dehors sinon il va littéralement cuire, en hiver tu ne le laisse pas dehors sinon c’est un mister freeze ! »


Q : Quand il fait chaud, je peux mettre un peu d’eau sur sa tête et lui donne à boire ?

Aurélie : « Je ne le conseille pas, il y a certains oiseaux il ne faut surtout pas le faire ! La seule chose à faire reste de le mettre au calme, les oiseaux sont des animaux très craintifs. Il faut le manipuler au minimum, appeler le centre et ne rien faire. Sur notre site nous expliquons les bons gestes à suivre : https://www.sosfaunesauvage.fr/animal-bless%C3%A9/

Aurélie : Il ne faut pas leur donner à boire dans le bec, l’œsophage et la trachée sont difficilement différenciables chez l’oiseau, certaines personnes voulant bien faire peuvent noyer l’oiseau .. Vous pouvez laisser un fond d’eau à disposition, il saura très bien s’y prendre si la soif se fait ressentir »


Q : Votre centre couvre quelle zone ?

Aurélie : « Creuse / Corrèze / Haute vienne / une partie du lot de l’Indre et de la Dordogne, on reçoit des oiseaux tous les jours, et pour les plus grosses périodes jusqu’à 50 accueils journaliers ! »


Q : Quels sont vos actions auprès de vos pensionnaires ?

Aurélie : « Nous pratiquons ce que nous appelons des soins infirmiers, le plus gros soin possible sera des points de suture … Dans le cas d’une opération nous faisons toujours appel à un vétérinaire, car il s’agit d’un acte médical. »


Q : De quoi se nourrissent les oiseaux recueillis ?

Aurélie : « Tout dépend de l’espèce en question ! Un peu de tout finalement : des graines, des insectes, du poisson, de petits mammifères … On a toujours 5 jours de provision en avance pour chaque individu. Nous faisons en sorte de leur fournir exactement la même alimentation qu’ils trouvent en pleine nature. »


Q : Sont-ils nourris tous les jours ?

Aurélie : « Il y a plusieurs écoles, des centres ne nourrissent pas tous les jours car les oiseaux ne le font pas donc le jeûne ne les mettra pas du tout en danger .. Mais, moi je me dis, si je suis à l’hôpital j’ai besoin de force ! :) Ici nous faisons donc le choix de les nourrir quotidiennement. »


Q : L’oiseau est-il un animal très stressé par nature ?

Aurélie : « Tout dépend ! Certain sont très, très cool, ils se laissent faire sans rien dire .. Et puis il y a des boules de nerf … Il faut être très doux et attentionné avec eux. Les espèces les plus difficiles sont les pics : les pics verts, les hupes, les pics épeiche ( etc.) Ils peuvent littéralement te faire une attaque cardiaque pendant un soin !

Cependant il n’y a pas de « vérité générale » Certain individus stressés par nature peuvent aussi être très détendus et inversement, le caractère de l’oiseau joue beaucoup aussi.

Ceci me rappelle l’histoire de cette dame et son moineau, à chaque fois qu’elle ouvrait sa baie vitrée le moineau rentrait et se posait sur la table, il passait la journée à regarder ce qu’il se passait dans la maison ! »


Q : Vous ne pouvez pas les carresser ?

Aurélie : « Et non ! Même si l’envie de les câliner est irrésistible, si tu le fais tu vas à l’encontre du bien-être animal, ceci n’est pas dans son intérêt. L’animal doit repartir et rester libre de tout attachement.

Ceci est difficile au début mais on prend vite l’habitude ! Donc on ne leur parle pas, on ne les caresse pas … On reste pro et on se limite au soin de l’oiseau. »


Q : Quelles sont les conditions pour devenir Bénévole ?

Aurélie : « Je ne demande pas de formation, cependant c’est très chronophage vous pouvez y passer votre journée, sauter des repas ... En haute saison c’est très intensif tu ne dors pas pendant 3 mois. Parfois les nerfs sont à vifs et le travail peut être ingrat l’animal une fois libéré ne vous dira pas : « super, merci pour ton boulot, c’est vraiment génial ! »

Il y a aussi la souffrance de l’animal à gérer, et puis parfois l’échec de ne pas avoir pu tous les sauver … Après à côté de ça, c’est toi qui sauve l’animal, c’est grâce à toi qu’il a une chance de s’en sortir, et quand tu le relâche la satisfaction est telle que tu te dit « ok ça vaut le coup :) »

Pour aider cette association, nous reversons 1% du montant de chacune de vos commandes sur notre e-shop ! Vous pouvez aussi devenir bénévole pour SOSFAUNE SAUVAGE : par ici

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